Fallait pas l'inviter
François Fillon, premier ministrre (pardon ! "collaborateur") depuis le début de mandat de Sarkozy, n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour assaisonner le PS qui "[ignore] les contraintes financières" et qui à l'en croire doit "être considéré comme inconséquent et disqualifié pour déféndre l'intérêt général".
Voilà un discours qui ne manque pas de saveur de la part d'un premier ministre qui, bien qu'ayant déclaré dès le début de mandat que les caisses de l'Etat étaient vides, a appuyé une politique présidentielle ruineuse pour les finances du pays.
François Fillon et les godillots de la majorité qui aujourd'hui nous prônent toujours plus d'austérité, ont voté des lois qui ont aggravé notre déficit, augmenté la dette et creusé encore plus des inégalités déjà criantes en France.
Et je vous fais grâce de l'état des lieux de la pauvreté qui s'est considérablement accrue depuis l'arrrivée de Tsarkozy. J'y reviendrai sûrement.
Chef d'un gouvernement pléthorique au vu de son efficacité, Fillon qui accuse le PS de jouer sur les peurs des Français, nous vend la mondialisation comme un phénomène de civilisation auquel on ne peut rien opposer. Et la crise a bon dos qui justifie tout.
Le petit Matamore qui allait nous moraliser le capitalisme, faire payer les profiteurs et les patrons voyous, met genou à terre devant les diktats spéculatifs des agences de notation et c'est Fillon qui manie le tube de vaseline pour faire passer les grosses pilules au mauvais endroit.
Avaleur de couleuvres professionnel, Fillon aura démontré dans son discours de clôture le total cynisme de son gouvernement et du président qui le pilote. De ce chantre de la rigueur pour tous (les autres) on aurait justement aimé plus de rigueur morale.
En tout cas, un peu plus de mémoire.
Fillon utilise le Falcon de l'état pour... par anti-sarkomania