Fallait pas l'inviter
Pas de bol pour l'équipe de campagne socialiste : la première communication de projet se fait dans un complet cafouillage et ce sur un sujet des plus chatouilleux, le quotient familial.
Le calcul du quotient familial reste inchangé depuis l'après-guerre. Ce calcul sert à calculer les abaissements d'impôt des familles mais également sert à calculer le coût des gardes en crèches familiales, de la cantine, etc.
Hier I-Télé présentait ce diagramme et là, on peut effectivement se poser la question de la juste répartition de ce crédit d'impôt.

Dans sa forme actuelle, le quotient familial est plus favorables aux tranches les plus aisées de contribuables et les classes moyennes sont les grandes perdantes. Illogique. Ou injuste, au choix.
Quant aux heureux bénéficiaires du RSA, leurs prestations sont calculées par rapport au nombre d'enfants (142 € pour les 2 premiers et 190 € pour les suivants). Avec la réforme "Hollande" à ce pactole s'ajouterait 50,60 €/enfant au titre du crédit d'impôt soit, à titre d'exemple, 626 € pour un couple inactif avec 3 enfants.
Mais les classes moyennes verraient baisser leur crédit d'impôt, ce qui est assez illogique et inadmissible.
Réformer oui mais autrement.
Car considérer que 4.000 € pour une famille avec enfant(s) est un haut revenu est une foutaise et une fois de plus la classe moyenne serait pénalisée.
Mais ne serait-il pas temps de redéfinir les plafonds d'imposition et répartir plus équitablement la fiscalité dans son ensemble en prenant plus aux plus riches ? S'imaginer, par exemple, que la famille Bouygues touche plus de crédit d'impôt via le QF que le vous qui, travaillant à deux, touchez royalement 5.000 €/mois, avouez que ça interpelle, non ?
Dans cette histoire, il y a deux choses à retenir indépendamment des conséquences de la réforme elles-mêmes :
Allons messieurs les politiques, de tous bords, ne prenez pas en otage le quotient intellectuel des électeurs qui font parfaitement la différence entre opérations de communication et volonté politique !