Fallait pas l'inviter
Quelle est douce cette amnésie
Sans émois, sans frénésie,
Quand les sens s’ensommeillent
Sans crainte de l’éveil
Au rythme des heures sans amour ?
L’âme, en paix dans un corps mort,
Glisse sans effort
Vers l’indifférence
Des sens.
Alors passent, sereins, les jours
Sans hurler à l’amour,
Où se mêlent quiétude
Et habitude.
Mais tu as promené ton Sourire
Sur les remparts de mon cœur,
Et sans même un coup férir
De mes résistances fus Le Vainqueur.
Et peu me chaut que de ma reddition
Un grand chagrin soit le prix
Tant que tu tiendras ma vie
Captive des geôles de la Passion.