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La droite perd le Sénat

Défaite, séisme, sanction, désaveu, camouflet personnel (pour Sarko)... les mots sont sans appel sous la plume des éditorialistes, qu'ils soient de droite ou de gauche.

Le Sénat était "traditionnelement" de droite depuis 53 ans, même sous Mitterrand.
Sarkozy aura au moins réussi la "rupture" dans un domaine ! Depuis son accession à la présidence, son seul nom suffit à faire perdre la droite, aux régionnales par exemple.

Les grands électeurs ont fait basculer cette vénérable institution à gauche traduisant ainsi le ras-le-bol des élus du mépris dans lequel le gouvernement les tient depuis trop longtemps. Mais ils traduisent aussi l'inquiètude, quand ce n'est pas le rejet massif, devant la politique menée par le gouvernement sur les points qui sensibilisent l'opinion : le pouvoir d'achat, la crise, l'emploi. Et ce ne sont pas les dernièes décisions plutôt clémentes pour les riches (même avec une révision du plafond) qui vont les convaincre.

Les ténors de la majorité (vous avez dit majorité ?) utilisent les éléments de langage sur la responsabilité des disssidents (élus) qui ont divisé et fragiliser l'UMP mais rien ne peut faire oublier que la responsabilité en incombe à un chef de l'Etat plus préoccupé à régler les problèmes du monde qu'à prendre en mains les problèmes du pays que les électeurs lui ont confié.

JF Coppé a beau affirmer que rien n'est joué avant l'élection du président du Sénat (Gérard Larcher sortant) nul ne croit à cette méthode Coué.

La gauche doit-elle se féliciter ? Je n'en suis pas certaine. Ce vote est moins un vote POUR la gauche qu'un vote CONTRE Sarko et même une équope de babyfoot aurait eu ses chances vu l'état de confusion dans lequel se trouve le peuple et ses représentants.

En tout cas, nous voici dans la situation assez cocasse au fond d'une Chambre entre les mains de ceux qui hier encore en dénonçais l'archaïsme et la singularité au coeur des démocraties.
Mais on est si bien sous les ors du palais du Luxembourg...

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