Fallait pas l'inviter
Lorsque Philippe Séguin décède, il est reçu au Paradis par St Pierre qui décide de lui faire visiter les lieux. Ils commencent la visite :
- Ici c'est la salle principale, dit St Pierre en ouvrant une porte sur un espace immense: On vient s'y détendre, écouter la musique des anges et ça sert de salle de réunion quand le Patron fait une conférence.
- Putain ! c'est grand !
- Tiens viens voir nos cuisines célestes.
- Des cuisines ? on mange au Paradis ?
- Oui pas par faim mais nous nous autorisons parfois un tout petit péché de gourmandise. Ah ! viens je vais te montrer une salle intéressante.
Ils marchent et arrivent dans une salle au dimensions de l'éternité. Les murs sont couverts de grandes pendules, des millions, des milliards de pendules. Séguin s'étonne :
- Je croyais qu'ici il n'y avait pas de temps, que l'éternité ?
- C'est vrai répond Pierrot les Grandes Clefs. Mais ces pendules ne servent pas à donner l'heure.
- Alors à quoi ça sert ???!!!
- Chaque pendule correspond à un humain vivant et chaque fois que celui-ci ment, les aiguilles font un tour complet. Nous avons plusieurs agents du Purgatoire qui les surveillent.
- Mais comment s'y retrouvent-ils ?
- Facile : elles sont classées, par continent, puis par pays, puis par ville puis par ordre alphabétique. Dès qu'un humain meurt, sa pendule est remise à zéro et attribuée à un qui nait..
- Je peux regarder ?
- Je t'en prie.
Philippe Séguiln fait le tour de la salle, s'arrête devant le mur consacré à l'Europe, cherche la France, puis Paris et regarde attentivement. Après avoir regardé plusieurs fois, il se tourne vers St Pierre :
- Elles ne sont pas à jour, il en manquent deux !
- Ah ? tu m'étonnes là ? Lesquelles ?
- Celles de Nicolas Sarkozy et d'Eric Woerth.
- Aaaah ! ces deux-là!!! Normal ! on les a mises comme ventilateurs dans la Grande Salle !