Fallait pas l'inviter
Ras le bol de me réveiller et d'ouvrir les yeux sur un monde que je ne comprends plus et que j'exècre de plus en plus.
Ras le bol des chiens de ma voisine, chitsus cocaïnomanes bruyants et stupides, de race mais de la race des casse-pelotes.
Ras le bol de ceux qui collent des plumes de gentillesse sur le goudron de leur méchanceté crasse.
Plein les bottes des jeunes cons qui ne respectent rien.
Plein les bottes des vieux cons qui croient que Pétain vit encore.
Ras la casquette de voir le pays que j'aime, feindre de garder une identité au prix de son âme.
Assez des politicards magouilleurs malhonnêtes égoïstes qui violent Marianne impunément et s'essuient dans les rideaux de la République.
Ras le pompon de la politique du bouc émissaire pour oublier la responsabilité collective.
Ras le cocotier des massacres de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent et entendent garder l'usufruit d'un monde qu'ils croient leur.
Assez de ces religieux qui se planquent derrière Dieu (ou quelque soit le nom du grand Absent) pour masquer leur âme noire et souillée.
Marre de ces salopards qui empoisonnent notre environnement, nos corps, qui laisseront à leurs propres descendants une vaste poubelle à ciel ouvert où se battront les laissés-pour-compte des favelas du Profit.
Marre de cette putain de vie qu'on m'a donnée, dont je n'ai rien à battre et que je n'ai pas demandée !
Plein le cul d'être ce que je suis mais pas envie d'être une autre.
M'endormir près de mon chien, m'endormir avec lui.
Me réveiller ectoplasme, aller voir si le paradis et dieu existent, rencontrer Dieu et lui rejouer la multiplication des pains dans la gueule pour avoir laissé sacrifier son "fils" pour que dalle et ne pas assumer l'avenir de ses enfants. Le signaler à Sarko.
Ras le cul de délirer.
Ça ne changera pas le monde.
Mais ça fait du bien de l'écrire.