Fallait pas l'inviter
Mais une fois de plus la France choisit le tout-répressif au détriment du préventif. Ou d'autres mesures qui pourraient impacter en toute logique sur le nombre de tués et de blessés sur la route.
Le préventif, tout d'abord.
Je ne parle pas là des campagnes de spots de la Prévention Routière, images choc qui sont de plus en plus réalistes et percutantes mais d'un apprentissage dès l'école primaire, car le nombres d'accidents graves est élevé chez les jeunes.
Ceux de ma génération n'ont probablement pas oublié ces demies-journées passées avec les pandores sur des petits circuits aménagés reproduisant un cicrcuit routier. Jeux de rôles avant la mode, nous y tenions alternativement le rôle de conducteurs et de piétons. Petites voitures à pédales ou bicyclettes figuraient nos transports futurs.
Outre le côté ludique de la chose, l'impact de ces campagnes de sensibilisation était bien réel et nous prenions ça très au sérieux, apprenant année après année la prudence. Accessoirement, l'image du policier ou du gendarme était plus positive aussi.
Depuis toujours, je me demande ce qui retient les politiques, de tout bord, de faire preuve à l'encontre des constructeurs de la même fermeté qu'à l'encontre des conducteurs. L'argent ? le chantage d'un lobby qui passe la vie humaine aux pertes et profits d'une comptabilité morbide acceptable pour les actionnaires ? Oh... la vilaine pensée que voilà !
Un boîtier existe déjà qui bride la voiture à 130 km/h. Alors si au lieu d'installer des kits mains libres on équipait les véhiciules de ce boîter (dont j'ai oubliéle nom) ?
Encore plus simple : et si on interdisait aux constructeurs de fabriquer des véhicules pouvant rouler à plus de 150 km/h, afin de conserver une marge de sécurité pour l'évitement de certains impondérables routiers ? Taxer les véhicules les plus puissants ne servirait à rien à mon sens car les plus riches pourraient s'offrir ces machines à tuer. Interdiction pure et simple accompagnée d'un protectionnisme "sécuritaire" en interdisant l'entrée sur le territoire des véhicules ne répondant pas à ces critères.
Autre idée : pourquoi ne pas faire pour la voiture ce que l'on fait pour la clope ?
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Bon pas top pour frimer mais ça, c'est dépassé... hum en théorie.
Autre voie, celle d'une autre politique des transports.
Si Paris et les grandes villes restent desservies toute la nuit pendant le week(end, la politique des transports en province déjà calamiteuse la journée est inexistante la nuit. Il parait évident que la rentabilité de trains nocturnes serait nulle et que la collectivité ne pourrait pas faire face à cette dépense. Mais pourquoi ne pas aider les lieux de vie nocturne à développer leur propre service.
A titre d'exemple, le Hellfest, festival metal près de Nantes, a un partenariat avec une société privée de transport des personnes et moyennant 2€ par trajet, les festivaliers abreuvés que nous sommes peuvent se déplacer aisément.
Pourquoi ne pas développer ce type de partenariat et ne pas mettre en place une aide des collectivités locales ? Cela permettrait aussi de créer des emplois tout en limitant l'usage de la voiture.
Mais, en conclusion, ce qui ressort de mes cogitations personnelles et de l'annonce du gouvernement c'est que l'humain, espèce intelligente, a encore bien des progrès à faire dans sa propre prise en charge et dans sa faculté à réfléchir et assumer la conséquence de ces actes et son pouvoir de nuisance.
La bêtise tue.